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Tonecraft

la guitare en studio

Projet personnel, en ligne

Une application web pour apprendre un morceau à la guitare et s’enregistrer, sur une seule page. On branche sa guitare et on ouvre le site, sans installation ni compte : on choisit son son, on suit la partition avec le groupe en fond, puis on enregistre sa version.

  • Conçue et développée seul, avec Claude Code, à partir de mon cahier des charges
  • En ligne, avec des retours de guitaristes chaque jour
  • Testée automatiquement avant chaque mise en ligne
Le studio de Tonecraft dans l’onglet Tone, ampli allumé : la barre de réglages en haut, avec l’entrée, le gate, l’ampli, le baffle et le preset Lead, l’ampli Guilt aux vitraux violets éclairés au centre, et en bas le lecteur de tablatures, le looper et les pistes de guitare et d’accompagnement.

La démarche

Le besoin

Travailler une reprise demande plusieurs outils : la partition, le morceau original, le son d’un ampli, de quoi s’enregistrer. Sur ordinateur, cela veut dire plusieurs logiciels, plusieurs licences et des fenêtres à jongler.

Le son d’un vrai ampli

Sans ampli, une guitare électrique est presque muette. Son son vient du matériel : pédales, ampli, haut-parleur. Tonecraft recrée tout cela.

Le cœur du son est une capture : un vrai ampli reproduit par une IA, qui réagit au jeu comme l’original. Tonecraft en propose quatre, partagées par la communauté. La principale, GUILT, est réglée à mon goût pour les solos, avec un écho qui évoque une église, d’où ses vitraux. Une démo enregistrée permet de l’essayer sans guitare.

Le trajet du son, de la guitare au casque
  1. La guitare

    le son brut

  2. Les pédales

    nettoient et renforcent

  3. L’ampli

    donne le caractère

  4. Le haut-parleur

    adoucit, donne du corps

  5. Les finitions

    graves, aigus, effet de salle

  6. Le casque

    ce qu’on entend

Faire sonner l’ampli comme un vrai

La partie la plus difficile. J’ai d’abord tenté de créer mon propre ampli. Sans banque de sons pour entraîner une IA, impossible d’obtenir un rendu crédible.

Je suis donc parti des captures de la communauté, et j’ai construit tout ce qui les entoure. Ma pratique de guitariste a fait la différence : j’ai comparé Tonecraft à l’oreille avec les meilleures simulations du marché, comme Neural DSP, jusqu’à un son qui plaise au plus grand nombre.

Suivre la partition

Les guitaristes apprennent souvent sur une tablature, une partition qui indique quelle corde et quelle case jouer. Ici, elle défile avec la musique, et un manche dessiné montre où poser les doigts. Le fichier ne quitte pas l’ordinateur.

On peut ralentir, répéter un passage en boucle ou couper la guitare pour jouer à sa place, et écrire ses propres tablatures. Ce lecteur ne se charge qu’au besoin, pour que la page s’ouvre vite.

Le lecteur de tablatures de Tonecraft : une étude en mi, sa tablature avec la tête de lecture sur la première mesure, et en dessous le manche de la guitare qui montre les notes de la gamme pentatonique mineure de mi.

Enregistrer sa version

On lance le morceau original, on joue par-dessus, on s’enregistre. Le son de la guitare est gardé brut : on peut changer d’ampli après coup. On télécharge au choix le son brut ou celui de l’ampli, seul ou avec le morceau.

Le looper rejoue un passage en boucle pour s’exercer dessus.

Le panneau de session de Tonecraft : les boutons de lecture et d’enregistrement, le looper, et les pistes guitare et accompagnement, avec la forme d’onde d’une prise, le choix entre DI et son traité, et l’export WAV.

S’accorder et garder le tempo

L’accordeur indique si la note est trop haute ou trop basse, au centième de demi-ton. Le métronome suit le tempo choisi, ou tapé sur un bouton. Son clic s’entend au casque, jamais dans un enregistrement.

L’accordeur de Tonecraft, qui affiche la note sol, trop haute de 42 cents, et indique de descendre.
Le métronome de Tonecraft réglé à 132 BPM, avec le bouton tap, la synchronisation avec la tablature et le volume du clic.

Derrière la page

Le son est calculé directement dans le navigateur. Pour réduire encore le décalage entre la note jouée et la note entendue, un petit programme optionnel, Tonecraft Engine, fait tourner le même moteur hors du navigateur.

L’interface n’annonce l’ampli prêt qu’une fois confirmé, et signale l’échec sinon. Avant chaque mise en ligne, des tests automatiques vérifient ce chargement, la démo sans micro, les partitions et l’enregistrement.

Les grandes parties de Tonecraft
  1. La page

    ce qu’on voit

    Astro, Svelte

    • Les partitions

      un lecteur à part

      alphaTab

  2. Le chef d’orchestre

    coordonne l’ensemble

    TypeScript

    • La mémoire

      garde les réglages

      IndexedDB

  3. Le navigateur

    par défaut

    Web Audio API

    ou

    Tonecraft Engine

    en option

    Rust

  4. Le moteur audio

    transforme le son

    C++, WebAssembly

Comment je l’ai construit

Conçu et développé seul, avec Claude Code en mode agent, à partir d’un cahier des charges que j’ai rédigé avec la méthode BMAD. Je teste tout et je décide de ce qui est gardé. Deux semaines pour une première version, une de plus pour la v1, consacrée au design et à l’accessibilité. Il évolue depuis en continu.

Le TypeScript, je le lis et je sais l’expliquer. Le C++ du moteur audio, compilé en WebAssembly, et le Rust de Tonecraft Engine, je les juge à l’oreille : je ne code pas dans ces langages.

Les retours des guitaristes

Je l’utilise pour travailler mes morceaux. D’autres guitaristes l’essaient et m’écrivent chaque jour : ils aiment tout avoir sur une page, essayer les amplis, et me disent ce qui manque. Ces retours décident de ce que j’ajoute, retravaille ou garde.

Tonecraft propose surtout des sons saturés ; des sons clairs et acoustiques arrivent, puis un espace pour partager ses réglages. Un compte deviendra possible pour ces échanges, jamais obligatoire pour jouer.

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